LE LIORAN 2019-2020

MAJ le samedi 9 novembre à 19 h45

 
50.000 € d'amende requis contre le Syndicat mixte de la station du Lioran (Cantal) suite à une pollution de l'Alagnon https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/actualites/50-000-d-amende-requis-contre-le-syndicat-mixte-de-la-station-du-lioran-cantal-suite-a-une-pollution-de-l-alagnon_13681143/
 

300 mètres d’Alagnon mort, sans une seule espèce vivante, une odeur nauséabonde…
À l’été 2018, la pollution est signalée au pied du Lioran (Cantal). La station d’épuration, juste en amont, est rapidement suspectée. Ce jeudi 7 novembre, le syndicat mixte de la station était renvoyé devant le tribunal correctionnel.

À la barre, il n’est pas à l’aise. Maire de Collandres depuis 1977, conseiller départemental, président du syndicat mixte de la station du Lioran, Charles Rodde est plus habitué aux longues réunions de travail qu’aux questions des magistrats.

Pas un souffle de vie

En tant que président du syndicat mixte, c’est lui qui doit représenter cette entité devant le tribunal. La structure, financée à 60 % par les communes de Laveissière, Albepierre-Bredons et Saint-Jacques-des-Blats, et par le Conseil départemental pour le reste, est poursuivie par le tribunal correctionnel suite à une pollution de l’Alagnon, la rivière qui part de la station pour filer vers Murat, puis l’Allier.

Là, à l’été 2018, les gendarmes trouvent 300 mètres de rivière lunaire : pas un poisson, pas un insecte n’a survécu. Ensuite, 200 mètres sont partiellement détruits, et des boues sont présentes sur un kilomètre.

La station d'épuration vite désignée

La station d’épuration, gérée par le syndicat mixte de la station du Lioran, est vite désignée par les enquêteurs comme le suspect numéro 1. En amont, c’est propre ; en aval, la rivière est polluée par des boues, pestilentielles.

Car là-haut, tout le monde sait que la station d’épuration ne joue pas son rôle, et depuis plusieurs mois, voire années. Si l’affaire ne sort qu’au moment où l’étiage est faible sur l’Alagnon, l’enquête montre que le syndicat mixte était conscient du problème depuis l’été 2017, au moins.

« Laissée à l'abandon »

Les causes sont connues : la filière boue, qui date du début des années 2000, n’est pas entretenue, « totalement laissée à l’abandon», fulmine, Me Elsa Pouderoux, chargée de représenter la fédération de pêche du Cantal, qui réclame 8.000 € de dommages et intérêts.

La mairie de Laveissière a eu une démarche particulière, « un peu politique, sans doute » a reconnu l'avocate de la commune, à l'audience. Le maire Nicole Vigues a ainsi fait les démarches pour que Laveissière soit reconnue comme victime, réclamant un euro symbolique de dommages et intérêts, pour la forme. Mais Nicole Vigues est également vice-présidente du syndicat mixte de la station du Lioran, et donc parmi les responsables de la personne morale poursuivie dans cette affaire. De victime à prévenue, il n'y a qu'un grand pas que Stéphane Juillard, avocat du Syndicat mixte de la station du Lioran, refuse de faire : « conflit d'intérêt, a-t-il lâché. Elle aurait au moins pu demander à un autre membre du conseil municipal de faire la démarche ».
D'un revers de manche, il a demandé au tribunal d'écarter cette constitution de partie civile.

En plus, deux directeurs techniques se sont succédé en peu de temps dans cette petite structure, avant qu’un employé manquant de qualifications ne se retrouve livré à lui-même.

En bref :

L’ampleur du dysfonctionnement est connue, les causes du dysfonctionnement sont connues, les responsables sont connus, souffle Laurence Mollaret, la présidente. Et rien n’est fait ?

Charles Rodde, sur le grill, écarte les mains. Il aura fallu l’enquête pour que des travaux démarrent, un attentisme qu’il justifie par un manque de trésorerie. Aucun dossier de financement n’a même été monté, « comme c’est du renouvellement de pièces, ce n’est pas pris en compte pour des subventions… », souffle-t-il, rappelant le petit budget de la structure, environ 300.000 €.
Un marché a été lancé en août 2018, et la gestion de la station a été confiée à l’entreprise Suez.

Des travaux, à hauteur de 290.000 € ont été entamés sur plusieurs années. Face aux juges, l’élu bafouille encore, s’emmêle dans les sommes engagées : « Je m’occupe de beaucoup de budgets, excusez-moi… »

« Nonchalance », « négligence »

La Direction départementale des territoires, elle, est rassurante. Une solution temporaire a été trouvée pour la saison d’hiver 2019-2020, tandis que les travaux devraient régler le problème, à l’avenir.

Choquée par la « nonchalance » de l’élu, le « manque de sérieux » de la structure, sa « négligence », le procureur Slovia Stelzig requiert 100.000 € d’amende, dont la moitié avec sursis, avec une obligation de remettre la station en état.

« Dépassé »

« Il est peut-être dépassé par la situation, mais on ne peut pas dire qu’il est nonchalant », souffle Me Juillard en défense, regard tendu vers Charles Rodde.

Cela fait 42 ans qu’il exerce une fonction d’élu, bénévolement, et on vient dire qu’il se fout de tout ?

Il s’agace face aux réquisitions, selon lui trop lourdes au regard de la jurisprudence. Enfin, il plaide une dispense de peine qui ne rendrait pas la collectivité plus exsangue qu’elle ne l’est déjà, en notant que le trouble a cessé et que les travaux sont en cours.

La décision a été mise en délibéré. Elle sera rendue le 19 décembre. 

Pierre Chambaud

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Le Tour de France 2020 en Auvergne
C'est officiel depuis ce mardi matin et la présentation officielle du Tour de France 2020 au palais des Congrès. La Grande Boucle revient pour trois jours en Auvergne - Limousin. Sarran le jeudi 9 juillet, Châtel-Guyon et le Puy Mary le vendredi 10 juillet et Clermont-Ferrand le 10 juillet ont été retenus par l'organisation.

Le peloton va donc revenir explorer les routes et les terres du Massif Central. Il s'agit bien là d'un événement. Le Tour de France, de par son aura, de par sa démesure, va à nouveau offrir au Limousin et à l'Auvergne une exposition que pratiquement seule la Grande Boucle peut proposer (hormis les JO et la Coupe du Monde de football). Et ce pendant trois jours !

Sous le signe de Jacques Chirac
Tout commencera le jeudi 9 juillet 2020 avec une étape hautement symbolique entre Chauvigny et Sarran (Corrère), en, passant par Saint-Léonard-de-Noblat, le fief de Raymond Poulidor. 
A l'origine, l'idée de ce retour à Sarran, déjà ville-étape en 2001, était de célébrer les 20 ans du musée du Président Jacques Chirac. Mais la récente disparition de l'homme politique donne, à présent, une résonnance toute particulière à ce choix.

Voir revenir le Tour de France dans les Monédières n’a donc rien d’exceptionnel, tant ce joli coin de Corrèze a toujours entretenu un lien particulier avec la petite reine.
Les époux Chirac l’avaient bien compris. Pas encore président de la République, mais déjà maire de Paris, Jacques Chirac avait contribué à faire redémarrer le critérium du Bol des Monédières, en 1982, après 15 ans d’interruption.
C’est d’ailleurs sur ce Bol d’or, né dans l’esprit de l’accordéoniste Jean Ségurel, que Jacques Chirac avait eu l’idée de faire venir le Tour de France à Chaumeil en 1987.

Le Tour s’est tellement plu dans les Monédières qu’il y est revenu en 1998. L’explosion de l’affaire Festina fera passer au second plan la victoire de Jan Ullrich sur le contre-la-montre Meyrignac-l’Eglise-Corrèze. Et encore une fois à Sarran, en 2001, avec, déjà, une arrivée d'étape.

Tdf 2020


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Au cours de la réunion de rentrée de la com com des Hautes Terres ( dont Massiac, Neussargues, Murat , Laveissière, le Lioran), les élus ont annoncé que :

"  Deux aires de camping-car fermées devraient voir le jour à Dienne et Allanche en 2020, une autre plus tard au Lioran"
L'article complet se trouve en Pièce jointe .
 
Dans le même ordre ordre d'information : il est envisagé de faire une arrivée du Tour de France 2020 dans les environs du Puy Mary
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